Le gourou du développement personnel, dont les séminaires Est ont suscité engouement et controverse dans les années 70, se penche maintenant sur l’intégrité dans les affaires

 

Après deux heures et demie de rencontre, deux verres de vin et des cris de part et d’autres, je quitte Babbo à Mayfair, et émerge dans la rue avec une forte envie de rentrer à la maison et de me coucher.

La compagnie de Werner Erhard est épuisante. En effet, avant même que je pénètre dans ce restaurant italien chic où je dois retrouver le gourou du développement personnel américain, qui m’attend assis dans le coin, arborant son visage dénué de rides au bronzage cuivré, je me sens déjà fatiguée par mes lectures à son sujet.

Werner Erhard, c’est l’homme qui a plus ou moins inventé le mouvement du développement personnel en Californie, au début des années 70, et qui a inventé l’expression « Thank you for sharing » (Merci de partager). Il a fondé « Est » (acronyme de Erhard Seminars Training), des séminaires de formation populaires auprès des intellectuels de la mouvance hippie et des célébrités, qui se pressaient dans les salles de bal des hôtels pour ces séminaires durant lesquels il était interdit d’aller aux toilettes, mais dont ils ressortaient convertis. Mais convertis à quoi, ce ne fut jamais bien clair.

Est est ensuite devenu The Forum, puis Landmark Education, entité que dirige aujourd’hui le frère d’Erhard, Harry Rosenberg. Mais l’influence d’Erhard s’étend bien au-delà des quelques millions de personnes qui ont suivi ses cours : il est bien difficile de trouver un livre de développement personnel ou un programme de formation au management, qui n’emprunte pas certains de ses principes.

 

Il me serre la main avec enthousiasme, mais ne semble pas particulièrement pressé de dire quoi que ce soit. Du coup, je me mets à parler de façon compulsive à propos de tout et de rien avant de me ressaisir et de lui demander ce qui l’amène à Londres. Les allées et venues d’Erhard au cours de ces 20 dernières années ont été quelque peu floues, depuis qu’il a été chassé des États-Unis après avoir fait l’objet de la pire des publicités qu’un homme puisse recevoir, avec notamment des allégations d’inceste, de fraude fiscale et d’abus. Mêmes si toutes ces accusations ont été abandonnées, il m’explique qu’il a quitté le pays sur les conseils de son avocat et qu’il est depuis basé aux Caraïbes.

Et s’il est présentement à Londres, c’est pour voir un dentiste. « J’ai eu tellement de chirurgie dentaire, c’en est ridicule », dit-il de sa voix forte et lente ; sur quoi, il me demande de parler plus fort parce qu’il entend de moins en moins bien.

C’est le seul indice de ses 76 ans. À part cela, la poitrine visible à travers la chemise blanche déboutonnée portée sous un costume Prince de Galles suggère quelqu’un de plus jeune, tout comme la façon dont il étudie le menu sans lunettes. Il choisit un duo d’entrées pour lui-même, et me demande si je voudrais du vin dans un ton de voix qui donne à penser qu’il est impatient d’en prendre un verre lui-même. Je réponds que cela me siérait très bien, et il étudie avec soin la carte des vins avant de choisir le plus cher des vins blancs italiens proposé au verre.

La dernière interview qu’Erhard a accordée à la presse remonte à deux décennies, et il a déjà décidé que celle qui est en cours va bien se passer. « Lucy, dit-il, je vous fais une confiance absolue. Peut-être que je ne devrais pas, mais je vous fais confiance. » Ce pour quoi il me fait confiance est d’écrire au sujet des nouveaux travaux qu’il a réalisés sur l’intégrité, en partenariat avec l’économiste de Harvard Michael Jensen. « Je veux que les gens sachent que la plupart des souffrances dans leur vie sont le produit de comportements manquant d’intégrité », dit-il.

Il me tarde de lui poser des questions sur ses propres comportements manquant d’intégrité – parmi lesquels abandonner sa première femme et leurs enfants et changer son nom pour qu’ils ne puissent pas le retrouver – mais pour l’instant, nous nous en tenons à l’intégrité in abstracto. « Aristote a ruiné l’intégrité », poursuit-il. « Il a dit qu’il s’agissait de quelque chose situé à l’intérieur de soi. Mais, en réalité, l’intégrité est une question de plénitude. C’est un phénomène positif. Quelque chose est soit entier, intact, ou il ne l’est pas. Ce n’est pas mon jugement – c’est un fait. »

Je ne sais pas si j’ai l’air d’avoir été distraite, mais il me dit abruptement : « Avez-vous entendu cela ? » Heureusement pour moi, je suis capable de répéter ce qu’il vient de dire. Si j’ai paru avoir l’esprit ailleurs, c’est parce que je suis fascinée par ses yeux, qui, transmettent tour à tour un humour chaleureux et une intensité presque terrifiante. L’effet est très bizarre.

 

Bizarre, également, le partenariat qui le lie à Jensen. Erhard est un autodidacte qui a embrassé la spiritualité, après une carrière comme vendeur de voitures d’occasion. Jensen est professeur émérite à la Harvard Business School, considéré comme l’inventeur de la valeur actionnariale et des stock-options exécutives, deux idées radicales, dont on peut dire avec le recul, qu’il aurait été préférable de les laisser dans un placard. Ensemble, ils écrivent des articles universitaires et sillonnent les meilleures universités du monde, pour dire aux membres de l’assistance que tout ce qu’ils pensaient savoir au sujet de l’intégrité était erroné.

 

 

Ce qui les a fait commencer, ce ne sont pas les propos habituels sur les scandales d’affaires. Mais bien plutôt une réflexion sur la façon dont leurs propres « comportements manquant d’intégrité », ont affecté leur propre performance et leur ont été préjudiciables, à eux et à certaines personnes de leur entourage. Après sept années de recherche, le résultat est un modèle (un peu impénétrable) reliant intégrité, moralité, éthique et légalité au sein d’un système unique qui promet de grands avantages pour tout le monde.

Erhard explique comment les deux hommes ont été amenés à se connaître, il y a quelques années après que la fille de Jensen eut assisté à un séminaire du Forum. Elle fut touchée d’un tel zèle évangélique qu’elle traîna son lauréat de père au séminaire suivant.

Il s’interrompt, distrait par la vue d’une femme derrière moi qui porte un drôle de boléro en fourrure, et laisse échapper un éclat de rire joyeux. « J’aime regarder les gens. Je m’en excuse, mais ça me donne un coup de fouet. Le désordre des personnes est grand ! »

La serveuse apporte son plat de calamars et il la remercie poliment, puis dépose un anneau de fruit de mer caoutchouteux sur l’assiette de thon cru que l’on m’a apportée.

« Goûtez-moi cela, Lucy. N’est-ce pas merveilleusement préparé ? »

Et juste au moment où je commence à lui trouver un je-ne-sais-quoi de charmant, il déclare tout de go : « Je ne suis pas gentil. Je ne dis pas des choses gentilles. Je n’aime pas les gens gentils. » Et puis, avant même que je puisse admirer son honnêteté, il ajoute sentencieusement une phrase de jargon psy : « Je trouve qu’être gentil, c’est s’engager envers moi, pas envers vous. »

Il s’avère que Werner Erhard se voit comme quelque chose dépassant de beaucoup le « gentil ». Il me raconte solennellement qu’il est, sans aucun doute, un héros.

« Voici ma définition d’un héros. Un héros est une personne ordinaire à qui l’être et l’action sont attribués par quelque chose de plus grand qu’eux. Une chose dont je suis sûr c’est que je suisréellement ordinaire. Et pourtant, j’ai eu la chance de toucher les vies de beaucoup de personnes. »

C’est vrai qu’Erhard a touché de nombreuses vies – je suis tombée sur beaucoup de ses convertis – mais je n’ai jamais vraiment compris ce qu’ils apprenaient durant ces longues journées dans les salles de bal d’hôtels.

« Les gens ont compris que rien n’est important. La vie est vide et dénuée de sens, et c’est vide et dénué de sens, que cela soit vide et dénué de sens. »

Je hoche la tête, un peu confuse.

« Jusqu’à ce que ce qui est significatif soit créé parvous, vous ne vivez pas votre vie, vous vivez une vie héritée.»

La serveuse vient ramasser les entrées. Il a à peine touché les calamars.

« Mais je parle trop. Emportez-le. C’était super, au fait. »

Puis il ajoute : « Écoutez, je vais faire quelque chose avec vous que nous faisons pendant la formation. Je vais vous demander où vous êtes, et vous allez répondre : “Ici”. »

Nous faisons donc cela, et alors il demande : « Et vous êtes toujours là, pas vrai ? » Non, dis-je, je n’ai jamais été ici avant. Il a l’air ennuyé.

« Mais vous êtesici. Où vous êtes, Lucy, cet objet que vous appelez Lucy, est ici. » Je hoche la tête.

« Et là où est Werner, c’est là. »

J’acquiesce.

Vous me voyez, n’est-ce pas ? » Où se passe le fait que Lucy voit Werner ? » À l’arrière de ma rétine, réponds-je. Il secoue la tête.

« Ce que vous m’avez dit, c’est votrethéorie concernant l’action de voir. Ce que je veux savoir, c’est où se passe le fait que vous voyiez Werner. Point. »

Je désigne mon cerveau.

« Vous n’avez aucune idée de ce qu’il y a là-dedans, madame ! » Erhard agite un doigt furieux dans ma direction. « Bon sang, Susie, le fait que vous voyiez Werner se passe là où est Werner. »

Si la serveuse est surprise par les cris, elle ne le montre pas, et nous sert nos deuxièmes
entrées, quelques boulettes de viande à la sauce tomate pour lui, et un petit plat d’aubergine pour moi.

« Ça sent bon », commente-t-il, en retrouvant un sourire urbain. Il commande un autre verre de vin pour lui-même, et un pour moi, que j’en veuille un ou non. Il se trouve que j’en veux un.

Je dis que je ne vois pas quelle différence cela fait, où le fait que Lucy voit Werner se passe. Il explique que c’est fondamental. Cela regarde la vie comme on la vit, pas la vie comme on l’observe.

Je ne suis pas la première personne à éprouver des difficultés à saisir ses idées. Erhard me confie que les paramilitaires en Irlande du Nord ont eu un peu de mal, eux aussi, mais que quand ils ont compris, cela les a conduits à abandonner les armes. Il a également travaillé avec les membres du premier parlement de Russie en 1993, qui apparemment se sont montrés encore plus lents que moi quand il s’est agi de comprendre son exposé.

La conversation revient sur l’intégrité, et je veux savoir si le fait de l’envisager comme un fait plutôt que comme une question morale pousse les gens à se comporter encore plus mal. Je suggère que, sûrement, la plupart des gens agissent mieux quand ils se conforment à des valeurs héritées ou religieuses.

« Je ne souscris pas à ça une seconde. Bon sang, Susie, faites vos recherches ! »

Son poing s’abat sur la table et je commence à me demander qui est cette Susie, qui le rend si furieux.

« Il suffit de regarder les personnes qui ont des croyances religieuses ! », crie-t-il. « Agissent-ils mieux ? J’ai été élevé dans le cadre de l’église épiscopalienne. J’étais un acolyte, pour l’amour de Dieu ! Jusqu’à ce que j’aie 30 ans, je considérais que le mensonge était quelque chose que vous faisiez. »

Erhard a « fait » plus que le commun des hommes. À l’époque, il s’appelait Jack Rosenberg, marié et père de quatre jeunes enfants, jusqu’au jour où, en 1960, il s’est enfui avec une autre femme et s’est rebaptisé Werner Erhard. Qu’est-ce qui s’est passé ?

« Oh, une incapacité à assumer la responsabilité. » Il s’arrête et se corrige : « Non. Ce sont des conneries. Ce n’était pas une incapacité. Unmanque de volonté. Je dois admettre tout cela. »

Après de nombreuses années, il a repris contact avec sa femme et ses enfants et, dit-il, il a été accueilli chaleureusement.

« Ma femme était une sainte. Peu de gens sont des saints. Mais elle, c’en est une. »

Comme nous sommes déjà sur un sujet difficile, j’aborde la question de l’émission de télévision de CBS, en 1991, qui contenait des accusations d’inceste et d’abus, accusations qui ont été ultérieurement rétractées et qui ont entraîné le retrait de l’antenne de cette émission. Il ne bronche pas quand j’aborde le sujet.

« Je suis OK avec tout, ma chérie. Désolé, est-ce que je vous ai appelée “chérie” ? Ma compagne m’a dit “Ne l’appelle pas chérie”. Time Magazine a rapporté que ces accusations ont fait l’objet d’une rétractation. »

Pourtant, le préjudice que cela lui a causé était énorme. « Abominable ! », acquiesce-t-il. « Mais rien n’est intrinsèquement significatif. Je suis plus fort, je suis un être humain plus utile parce que je n’ai pas d’inquiétude pour ma réputation. »

Mais alors pourquoi a-t-il poursuivi CBS pour diffamation, calomnie et invasion de la vie privée, ainsi que pour complot ? « Ça venait de gens autour de moi. Et puis j’ai dit “Arrêtez tout ça”, et les poursuites ont été abandonnées. »

Les allégations de fraude fiscale portées contre lui ont non seulement été abandonnées, mais en plus l’IRS (le fisc américain) lui a versé 200 000 dollars de compensation. Selon Erhard, tout cela était un complot. « Il y avait une organisation qui avait décidé de me causer une flopée de problèmes », dit-il sombrement.

Il me raconte alors que, dans quelques semaines, tous ses enfants se réunissent dans la Napa Valley. Sept enfants, douze petits-enfants, sa première épouse, sa compagne. Seule sa deuxième épouse sera absente.

On nous apporte le café, accompagné d’une grande gaufre. J’en casse une en deux et lui en tends la moitié. Il part dans un autre fou rire et je lui demande ce qui est si drôle.

« Je ne fais que rire de nous ! C’est amusant ! J’aime juste faire ça ! »

Il continue à glousser un moment, et, malgré tout, je trouve ça assez mignon.

Et puis il dit : « Mon dieu, élever des enfants ! Ah, ça ! Vous parlez d’un boulot ! Je n’ai jamais été bon en tant que père. J’étais toujours occupé à gagner ma vie. »

Gagner de l’argent semble être une de ses plus petites fautes au point de vue parental, mais c’est quelque chose qu’il a fait plutôt efficacement. En effet, l’une des plaintes concernant Est était qu’il s’agissait de manipuler l’esprit des gens pour permettre à son fondateur d’accumuler une fortune.

« Il y avait des millions de dollars de recettes, mais il y avait aussi des millions de dépenses en frais généraux. J’ai eu un style de vie opulent, j’ai passé un an à conduire une putain de voiture de course. »

Et qu’en est-il maintenant ? « Il y a des gens qui me soutiennent financièrement », dit-il, mais il ne s’étend pas sur le sujet.

 

Je farfouille dans mon sac à la recherche de mon portefeuille. « Alors quelle est la sentence ? » demande-t-il, et pendant une minute, je pense qu’il parle de l’entrevue, mais je vois ensuite qu’il se soucie de la facture. Je lui dis qu’il y en a pour 121£, ce qui fait beaucoup pour quatre petites entrées et quatre verres de vin. « Ce n’est pas trop mal », dit-il, en se levant pour me reconduire à mon vélo. Comme nous cheminons, il me parle de sa partenaire, avec qui il est depuis plusieurs décennies.

« Elle est un être humain extraordinaire. C’est la vérité. Notre relation me laisse dénué de peur. Elle est extraordinaire. Je crois que je vais pleurer. »

Aucune larme ne coule. Quelle chance vous avez, dis-je.

« Sans blague », dit-il. « Sans blague. J’en ai de la chance. »

Lucy Kellaway est la chroniqueuse ès gestion du FT

Le livre de Werner Erhard et Michael Jensen sur l’intégrité sera publié aux éditions CambridgeUniversity Press

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39 Albemarle Street London W1S 4JQ

Pain x 2 2,00£

Boulettes de viande 9,50£

Plat d’aubergine Babbo Melanzane 10,95£

Calamars 11,75£

Thon 10,70£

Verre de San Vincenzo x 4 48,00£Bouteille d’eau plate 4,40£

Americano x 2 6,60£

Thé à la menthe 4,40£

Petit four offert

Total (service compris) 121,84£

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La seule voie, c’est l’éthique : Andrew Hill sur les racines d’Erhard et de Jensen

Werner Erhard et Michael Jensen semblent former un couple improbable, mais leur enseignement du leadership s’inscrit dans un large courant d’enseignement commercial et de recherche sur l’éthique et l’intégrité.

Dans « A Positive Theory of the Normative Virtues » (une théorie positive des vertus normatives), le projet d’introduction de leur livre à paraître, ils écrivent que leur désir de confronter leurs propres « contributions personnelles à la pagaille générée par les comportements manquant d’intégrité » a été un déclencheur pour leurs recherches. Mais ce fut le scandale d’Enron en 2001 qui a incité les écoles de commerce à recentrer l’attention sur ce domaine. La crise financière de 2008-2009 a donné un nouvel élan à cet effort, car les écoles de gestion ont réalisé qu’elles devaient assumer une certaine responsabilité pour le mauvais comportement professionnel de leurs anciens élèves.

Notoirement, jusqu’à l’affaire Enron, les modules sur l’éthique des cursus de MBA étaient souvent optionnels. Dans les entreprises, la responsabilité sociale d’entreprises était une addition agréable à l’objectif premier qui était de faire de l’argent pour les investisseurs. Mais dans le sillage de la crise financière, même les grands prêtres de la croissance à deux chiffres, comme l’ancien directeur général de General Electric, Jack Welch, ont admis que les entreprises avaient exagéré dans leur poursuite obstinée des bénéfices pour les actionnaires.

Les universitaires ont examiné diverses façons de conserver les dirigeants d’entreprise sur le droit chemin. Des professeurs de l’école Goizueta de l’Université Emory d’Atlanta, en Géorgie ont ainsi utilisé des scanners cérébraux pour mesurer la réaction des étudiants en commerce à des dilemmes éthiques. Roger Martin, doyen de l’école de gestion Rotman de l’Université de Toronto, a écrit l’an dernier dans son livreFixing the Game (Piper les dés) que les dirigeants d’entreprise étaient devenus obsédés par le fait d’atteindre les objectifs du marché boursier, et qu’ils devaient chercher un enracinement plus ferme dans l’éthique en se reconnectant avec les communautés locales.

Ironie du sort, Martin attribue en partie la faute aux mauvais comportements persistants chez les cadres sur les incitations à base d’actions qui ont été encouragés par une célèbre étude académique datant de 1976… étude co-écrite par Michael Jensen. Mais le dernier ouvrage de Jensen et Erhard s’éloigne des incitations et structures externes pour mettre l’accent sur la motivation interne des dirigeants, en encourageant l’auto-examen et l’action personnelle. Quelles que soient les forces et les faiblesses de cette approche, les gestionnaires semblent avoir un engouement pour celle-ci. Un autre éminent professeur de Harvard, Clay Christensen – dont l’un des camarades de promotion à HBS est le directeur général d’Enron déshonoré, Jeff Skilling – est sur le point de publier un livre,How Will You Measure Your Life? (Comment allez-vous mesurer votre vie), qui offre des conseils sur la façon de construire une vie réussie et une carrière sans compromis éthique. L’article du Harvard Business Review de 2010 sur lequel il se fonde est l’un des plus lus dans l’histoire de la revue.

Andrew Hill est rédacteur en chef en charge de la gestion de FT

Imprimé sur : http://www.ft.com/cms/s/2/feb214 a8-8f88-11e1-98b1-00144fe ab49 a.html

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